Tu as cessé le combat dimanche matin à l'heure des croissants au beurre, remarque, tu as toujours été matinal...

Ce matin, nous ne sommes pas là pour t'accompagner dans cette dernière traversée de la ville, mais je sais que tu seras très entouré par tes copains des premiers jours et tous ceux que tu as rassemblé dans ta longue vie d'amitié, de convivialité et de générosité.      

Mais, Dieu, que tu vas nous manquer. Plus jamais tes paroles et ta présence rassurante, plus de café en terrasse, plus de brioche au sucre de chez Anton partagées, plus de potin du tribunal, plus de revue de presse avec tes commentaires .... plus de discussions animées et contradictoires sur un livre, un film un article, une plaidoirie, plus....rien ....plus qu'un siège vide au Palace !

Et surtout plus jamais tu ne me réclameras mon fondant au chocolat. Je continuerai à le faire en pensant à toi et d'ailleurs je vais lui donner ton nom, je te dois bien ça.

Que c'est dur de te dire Adieu    

Morir... ¿Caer como gota
de mar en el mar inmenso?
¿O ser lo que nunca he sido:
uno, sin sombra y sin sueño,
un solitario que avanza
sin camino y sin espejo? (Antonio Machado)

Ce billet est destiné à Catherine, Christian, Nathalie, Michelle, Mireille et tous les autres.... nous sommes présents par la pensée et le coeur.

Merci de ne pas commenter.