27 septembre 2006
Il y a de quoi être en colère, non ???
Hier matin, alors que je consultais le site www.blada.com (le site incontournable pour s'informer de toute l'actualité de Guyane), une photo sur le courrier des lecteurs a retenue mon attention.
Il m'a semblé important de vous montrer quel sort est réservé à ces animaux !
Ces iguanes attendent le consommateur qui va en faire une fricassée pour régaler ses convives!
J'ai bien évidemment fait un mail à l'auteur de la photo, pour lui demander l'autorisation de la publier. Voici sa réponse :
Bonjour,
Bien entendu, cela ne me pose aucun problème : tout ce qui peut éveiller certaines conscience
est un bon geste... Allez y sans hésitation !
R1
Antan lontan, les hommes et les femmes de ce pays chassaient, pêchaient pour se nourrir et diversifier leur alimentation. Ils en avaient la nécéssité et ne prélevaient que le nécessaire à leur consommation. Quoi de plus normal.
Mais aujourd'hui ?? on prélève impunément dans la nature pour vendre, faire du profit : Iguanes, singes, pécaris, cochon bois, cabaï et autres animaux sauvages qui font la richesse de ce département.
On trouve à Cayenne, au rayon boucherie, des barquettes de viande sauvage , qui s'en inquiète ? qui en parle ?
J'ai même assisté vendredi dernier à une scène surréaliste :
Dans un rond point très fréquenté et à une heure de pointe, un iguane traverse entre les voitures pour se réfugier sur le terre plein central, un homme arrête sa voiture au milieu, ouvre sa portière et part à la recherche de l'animal effrayé...il l'a loupé (bien fait).
La guyane on ne vous croira jamais ! ce n'est pas moi qui le dis mais un slogan touristique !!!
J'attends vos avis et commentaires.
Colette, toi qui es ici depuis si longtemps, dis nous ce que tu penses.
25 septembre 2006
Fruits en sauce gingembrée à cause de Véro et Dorian
Les conséquences gustatives d'une rencontre sous un arbre, continuent à m'inspirer.
La salade de fruits au sirop furieux de l'ami Dorian, me hantait. Samedi il faisait, chaud, trop chaud même, alors j'ai osé.
J'avais une pastèque, une papaye solo, un ananas bouteille, des tangolos, quelques ramboutans (c'est comme les fraises; ça revient quand on s'y attend le moins) et des caramboles sucrées à souhait.
Petit coup d'oeil à la recette du copain Maître es curry, lecture rapide mais attentive.
J'attrape une casserole, je commence par 120 ml d'eau, le sucre roux, je demande au prince crapaud de déterrer du gingembre, que je débite en "écailles" après l'avoir juste passé sous l'eau. Voilà le bloblotement annoncé. Miséria ! IL dit : colorant rouge, pas de ça dans mes réserves, mais, la pastèque découpée à offert un beau jus qui fait rosir le sirop de plaisir.
Quelques capsules de cardamome, et une étoile de badiane plus tard....le sirop cesse de blobloter pour infuser.
Quant aux restes de pastèques, ils attendent les grignotages fraîcheur dans le frigo.
22 septembre 2006
Mais, que se passait-il ce matin vers 6h30 ??
au lever du soleil, toute la ville se dirige vers les plages....
avec des gros appareils et d'étranges lunettes sur le nez
le soleil avait rendez vous avec la lune pour un beau spectacle : une éclipse annulaire.
20 septembre 2006
Prochainement sur vos écrans !
Juste un petit billet en forme de test.
Vous êtes nombreux à me demander par mail, plus de photos.
Je me triture les neurones et le résultat est peu concluant. J'ai donc fait appel à mon bon génie, Jane.
Et bien sur, ayant été dotée à la naissance de plus de neurones que moi, en 2 click de souris et quelques mails, elle a trouvée la solution.
Nouvelle voisine, comme promis je donne ma recette rapidement pour que tu épates ta famille !!
Sep 10, 2006 - 12 Photos
cliquez sur la photo et appuyez sur le bouton: slideshow.
papayes farcies
19 septembre 2006
les muffins des nouveaux voisins !
Nous habitons dans un lotissement où de nombreuses villas sont occupées par des militaires et leur famille.
Les militaires, toutes armes confondues, sont mutés outremer pour une période initiale de 2 ans avec possibilité de prolongation d'une année.
Nous avons dans notre voisinage immédiat, 2 couples et leurs enfants qui viennent d'arriver.
Il y a toujours un peu d'appréhension à découvrir qui va partager notre vie de voisins pendant quelques années.
Mes craintes se sont vite évanouies quand un soir, lors de notre balade quotidienne sur la plage, j'ai vu s'avancer vers nous une jeune femme tout sourire. Elle m'a abordée en me disant que je devais être sa voisine....????!
"Je cherchais une recette pour utiliser les produit locaux sur internet, quand google, m'a dirigé sur ...."
mon blog ???
"ouiiiii, c'est ça, et je vous ai reconnue grâce aux photos" !!
Vous imaginez mon plaisir (modeste), pas tant pour la notoriété du Café créole, mais pour un calcul rapide: ils sont 4, donc 4 futurs cobayes testeurs....
Patati, patata, nous voilà en grande conversation, je constate qu'elles ont (mère et filles) déjà bien exploré le blog (penser à faire une classification des rubriques, Jane, tu peux continuer quand tu veux, mais ça commence à urger)
Vous pensez bien que j'ai voulu aussitôt tester leur potentiel de gourmandise, leur faire goûter quelque chose.
Comme ils ont eu la gentillesse de nous inviter à un apéritif, j'ai préparé des muffins à la féta pour emporter chez eux.
Recette de base pour muffins salés (j'utilise toujours la recette de Kathy, mon ex voisine de Washington, encore une histoire de voisinage réussi !!)
225gr de farine (j'ai utilisé la farine bio 80)
2 cuillères à café de levure chimique plus 1 cuillère à café de bicarbonate de soude.
2 oeufs
125 ml de fromage blanc ou de yaourt nature (selon ce que votre frigo veut vous donner)
80 ml d'huile nature (tournesol ou arachide)
sel (une pincée)
Préchauffer le four 180° et beurrez les moules si besoin. Prévoyez 2 bols pour les préparations. Kathy insistait toujours sur le fait de ne jamais tous mélanger n'importe comment !!
Dans un récipient mélanger la farine, la levure et le bicarbonate 1 pincée de sel.
Dans un autre, battre les oeufs, le fromage et l'huile. 
Mettre le second mélange dans le premier sans trop touiller.
remplir les moules (6 empreintes taille américaine) et enfourner 20/25 minutes en surveillant !!
Et à partir de là, vous faites comme vous le sentez pour la garniture (féta, origan pour nous).
18 septembre 2006
Ruines d'une plantation de girofliers et canne à sucre
Hier pour la Journée du Patrimoine, une association nous a conduit en forêt en 4X4 puis en pirogue.
Après avoir traversé des champs d'ananas, des vergers (bananiers, ramboutans, mandariniers, citronniers) sur une piste très défoncée, nous sommes arrivés sur le site d'une ancienne "habitation" une plantation qui utilisait la main d'oeuvre issue de l'esclavage. On y cultivait principalement les girofliers et la canne à sucre.
Après l'abolition, la plantation a continué d'être exploitée par les bagnards.
Il y a de nombreux bagnes en Guyane et pas uniquement ceux de Saint Laurent du Maroni ou des Iles du Salut, célèbres pour avoir reçu des célébrités comme Papillon ou Dreyfus.
Une fois leur peine terminée, les bagnards n'étaient pas totalement libres et ne pouvaient repartir chez eux qu'après le doublement de peine. En effet, dans le but plus ou moins avoué de peupler le Guyane, ces hommes et femmes devaient donner le même temps dans les entreprises locales.
Les plantations friandes en main d'oeuvre (le palu, la fièvre jaune faisaient des ravages à cette époque) embauchaient sans cesse.
Aujourd'hui, Philippe et Bruno avec l'aide des enfants du village de Cacao, fouillent et dégagent des pans de murs, des fours, des toilettes, des escaliers etc... pour faire revivre ce passé encore proche.
Le retour en pirogue sur le fleuve a été un pur moment de fraîcheur !!
Les journées du Patrimoine ont ici une grande audience, les thèmes proposés sont tous très enrichissants. Les visites sont organisées par petit groupes de moins de 20 personnes pour plus de confort.
Si quelqu'un a visité le village amérindien de Bellevue et veut faire un compte rendu mais n'a pas de support, c'est avec plaisir que je prète mon blog à un guyanais !
15 septembre 2006
Hot Hot Hot
Je fais partie des "victimes" choisies pour relever un fort sympathique défi.
Je vous raconte en quelques mots comment l'histoire a commencé en début d'été.
Quelques auteur(e)s de blogs, se sont donné rendez vous sous un arbre pour déguster, boire et papoter.
Hélas, je n'y étais pas physiquement mais grâce à la complicité de la maîtresse de maison et la magie du téléphone, j'ai quand même pu discuter avec tous. Tour à tour chacun a pris le téléphone sans jamais savoir qui était à l'autre bout.....et nous avons parlé et beaucoup ri....
J'ai découvert des voix inconnues et retrouvé avec joie celles que je connaissais déjà.
Je prenais mon petit déjeuner sous mes cocotiers, ils en étaient à l'apéritif sous le cerisier, 9 000 kilomètres nous séparaient, incroyable !!
Ce jour là, Gloria a distribué un flacon de jus de gingembre avec consigne d'en faire une recette pour le 15 septembre
Elle a eu la gentillesse de m'y associer, je devais m’exécuter.
J'ai fait mon sirop de gingembre avec un gros morceau de gingembre fraîchement déterré, 250 ml d'eau et autant de sucre roux. Waouh ça piquait bien !!
Crème au gingembre et au rhum
Pour 4 personnes et 15 minutes de préparation, réfrigération au moins 2 heures.
30 cl de crème liquide (spéciale chantilly) très froide, 30 gr de sucre semoule, 3 cl de très bon rhum ambré, 3 cl de jus de gingembre (objet du défi), 1 cuillère à café de gingembre frais râpé, 1 fève tonka râpée, abricots secs en décor.
Battre la crème liquide et le sucre avec un fouet électrique jusqu'à ce que la crème commence à prendre, ajouter petit à petit le rhum, le sirop de gingembre, la fève tonka râpée et le gingembre frais râpé.
Continuez à battre jusqu'à ce que le mélange soit ferme.
Répartissez dans des verrines et réfrigérez au moins 2 heures.
J'ai utilisé de la fève Tonka en honneur à l'hôtesse qui me l'avait gentiment offerte lors d'un passage inoubliable chez elle (vous voyez, l'arbre en question, je le connaissais mais chauve, en plein hiver !!!)
bien entendu pour un bon début vous pouvez commencer par un punch gingembre dont je donnerai la recette quand canalblog aura terminé ses caprices !!
Les superbes verrines (vides) sont un cadeaux de M'me Papilles de Bordeaux que j'embrasse au passage.
12 septembre 2006
Une rentrée scolaire pas comme chez vous
Aujourd'hui encore pas de recette. Je voulais rendre hommage aux instituteurs du fleuve comme on les appelle ici. Plus particulièrement à un jeune couple de nos amis.
E. vient d'être nommé à 3 palétuviers, une commune à 2 heures de pirogue de St Georges de l'Oïapoque.
Il sera instituteur mais aussi directeur puisque seul pour enseigner aux enfants amérindiens parlant pas ou peu le français.
Ils habiteront une case sans électricité sauf celle fournie par le générateur, de l'eau peu potable, pas de téléphone, pas d'internet bien sûr.
J. sa jeune femme m'a lu, non sans inquiètude, la liste des produits à emporter et à acheter sur leurs deniers : groupe électrogène, canne à pêche, fusil et munitions, boites de conserve uniquement, lait en poudre, pharmacie .....
Ils ont vendu la voiture pour acheter une pirogue et son moteur...
J'ai eu des nouvelles samedi, ils sont venus passer le week end à Saint Georges à l'hôtel et elle en a profité pour passer ses coups de fil.tout va bien, le moral est bon.
Je leur ferai part de vos commentaires et encouragements si vous le voulez bien, ça leur fera chaud au coeur.
Voici onc un article paru dans le monde il y a quelques jours, il explique fort bien la situation:
Le jour se lève sur la forêt guyanaise, réveillant un à un ses mille verts. Le brouillard matinal s'estompe doucement, laissant des lambeaux de gaze accrochés aux cimes des arbres. Les premiers chants des oiseaux, les premières stridulations des insectes se mêlent aux premiers appels des hommes de Taluen. Ils sont bientôt couverts par le ronronnement d'un moteur de pirogue. La longue embarcation glisse sur le fleuve et vient s'échouer mollement sur la berge. Sur les flancs bleus de l'esquif sont inscrits deux mots : "transport scolaire."
En descendent une douzaine d'enfants, le torse cuivré, les pieds nus, vêtus du "kalimbé" rouge - le pagne traditionnel des Amérindiens wayanas. Les cahiers dans une main, le repas dans l'autre, les gamins gravissent la pente qui mène à l'école, laissant leur sillage dans la rosée. D'autres pirogues arrivent, de l'amont et de l'aval, et déchargent leur cargaison juvénile.
L'école de Taluen est au centre du village, posée sur une pelouse. L'architecture s'inspire de l'habitat traditionnel. La frontière entre intérieur et extérieur y est imprécise. Les classes sans porte, sans vitre et presque sans mur avalent goulûment le moindre souffle d'air frais. La cour de récréation n'a pour limites que le fleuve aux eaux lourdes d'un côté et la forêt impénétrable de l'autre. En cette fin de saison des pluies, le ciel se déchire régulièrement et libère des cataractes qui s'abattent sur la tôle, rendant la leçon à peine audible.
Les cours sont dispensés le matin. L'après-midi, les gamins troquent le "kalimbé" - imposé par le règlement scolaire - pour un short. Ils entament alors d'interminables matches de football ou se rivent à leur Game Boy.
Taluen et sa voisine Twenke comptent au total 300 habitants, et 88 élèves sont inscrits à l'école primaire. La population est exclusivement wayana. Seul fait exception un "garimpeiro" (chercheur d'or) brésilien qui s'est retiré là. Il raconte le travail harassant dans les campements d'orpaillage tout proches, les passages à tabac, les tortures même. Des hommes sont morts pour avoir voulu dissimuler une pépite, d'autres au contraire pour s'être trop vantés de leur fortune.
L'homme du Mato Grosso se sait à l'abri à Taluen. Les patrons de l'orpaillage ne s'aventurent guère dans les tribus amérindiennes. Ils n'y sont pas bien reçus, accusés de détruire la forêt, de polluer le Maroni avec le mercure et la terre qu'ils tamisent jour et nuit.
"L'eau était plus claire il y a quelques années, aujourd'hui, elle est devenue trouble. Les orpailleurs la salissent et le poisson est toujours plus difficile à trouver", constate Touenke Amaï Petit, 60 ans, "gran man" (chef) des Wayanas, dont la maison avance ses pilotis au ras du courant.
PÉDAGOGIE ET INTENDANCE
Dans le village, vivent aussi quatre instituteurs métropolitains. Trois d'entre eux, Vincent Geffard, 27 ans, le directeur de l'école, Emilie Portal, 27 ans, et Morgane Foret, 25 ans, bavardent sur la véranda, autour d'une bière du Surinam. Ils parlent pédagogie et intendance. Ils discutent d'un projet de bibliothèque et du robinet d'eau potable devant l'école, le seul du village, qui délivre depuis quelques jours un filet turbide. De l'échange scolaire prévu avec les enfants de Loca, en aval, et des cinq litres d'essence, le sang du fleuve, qu'il faudra demander à chaque parent pour affréter la pirogue.
Entre deux hamacs, pend un linge qui ne séchera jamais vraiment par 90 % d'humidité dans l'air. Un réfrigérateur, une chaîne hi-fi ou un ordinateur ne résistent pas plus de trois ans à l'étuve. Pour les hommes, c'est variable. Il y a ceux que le pays revigore et ceux que le palu terrasse, ceux que la gentillesse des Indiens subjugue et ceux que la moisissure du temps rebute, ceux qui se trouvent et ceux qui se perdent. Certains postes peuvent rester vacants plusieurs mois, faute de candidat, et il faut parfois abaisser le niveau requis pour les pourvoir. Mais si beaucoup désertent après quelques années, c'est surtout sous le coup du vertige, saisis par la peur de ne plus être capables de faire demi-tour. "J'ai l'impression qu'ici tu restes cinq ans ou toute la vie", résume Vincent.
Ils évoquent leur présence d'abord comme une aventure personnelle. "Ici, c'est l'exotisme républicain", plaisante Morgane Foret. Ils veulent apprendre autant qu'enseigner. S'éprouver un peu aussi dans cet environnement particulier. Les villages sont isolés, sans télévision ni radio. La dernière gendarmerie est à Maripasoula, à plusieurs heures de pirogue en aval. Des rapides, les "sauts", rendent la navigation périlleuse, surtout à la saison sèche quand les roches affleurent la surface. Fin juin, une pirogue du rectorat, en visite d'inspection, s'est renversée dans les terribles remous de Poligoulou. Ses dix passagers en ont été quittes pour une immense frayeur.
Sur le haut Maroni, le courant électrique est soumis aux aléas du groupe électrogène ou des panneaux solaires. Les cabines de téléphone satellite n'ont pas tenu trois mois sans maintenance. Le courrier peut attendre des semaines, en poste restante, à Maripasoula. Tout voyageur se retrouve très vite facteur, faisant suivre lettres, colis ou messages d'une place à l'autre.
"Les gendarmes passent, les médecins passent, le sous-préfet passe", constate Emilie Portal. Eux, les enseignants, restent. "Nous sommes un peu comme les instituteurs de la IIIe République qui débarquaient dans les campagnes", explique Vincent Geffard.
A Twenke-Taluen, ces hussards débrouillards figurent la France. Avec peut-être le drapeau tricolore qu'un sous-préfet a naguère offert au chef du village et qui pend tristement délavé à sa hampe. Avec, éventuellement, le dispensaire moussu et sous-équipé, aux étagères chargées de bocaux contenant des serpents lovés dans le formol, où un infirmier règle les urgences avec sa maigre pharmacie.
Benoît Hopquin
Article paru dans l'édition du 17.08.06
11 septembre 2006
11 septembre : ground zero
| " Une chose n'est pas nécessairement vraie parce qu'un homme meurt pour elle." | ||
10 septembre 2006
10 septembre 1975 - 10 septembre 2006
Entre ces 2 dates il y a 31 ans !
31 ans de bonheur avec mon prince charmant, qui ce matin, s'était métamorphosé sur la terrasse !!!
Rassurez vous après quelques baisers tout est rentré dans l'ordre. (merci Jane , j'ai suivi tes conseils)


















